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Arbres et végétaux cités dans la Bible

 

Musselman

 

Tiré du calendrier « Lord is near » 1991, 1992, 1993, 1994

 

 

1       Le cèdre

2       Le térébinthe

3       Le tamaris

4       Les pins

5       Le platane d’Orient

6       Les peupliers

7       L’orge

8       Le blé (et le froment)

9       Le battage

10     Le pain d’Ézéchiel

11     La câpre

12     L’hysope (1)

13     L’hysope (2)

14     Les épices (tragacanthe)

15     L’ortie

16     Poireaux, oignons, ail

17     Les melons et la coriandre

18     Le lin

19     La jusquiame

20     La toile de lin

21     Des fils comme des flèches

22     L’arroche — le pourpier de mer

23     Les noisettes

24     La vigne

25     Les vignobles

26     Les renards et la vigne

27     Les ronces

28     Le roseau

29     Le grain de moutarde

30     L’encens

31     Le lis

 

 

 

1         Le cèdre

18 avril 1992

La voix de l’Éternel brise les cèdres ; l’Éternel brise les cèdres du Liban (Psaume 29:5).

 

Car il y a un jour de l’Éternel des armées contre tout ce qui s’exalte et s’élève, et contre tout ce qui est haut, et ils seront abaissés ; et contre tous les cèdres du Liban, hauts et élevés, et contre tous les chênes de Basan (Ésaïe 2:12, 13).

 

Il y a peu d’arbres de la Bible qui nous soient aussi familiers que le cèdre du Liban. Dans l’Écriture, il est souvent fait allusion à la majesté de ces arbres. Ils étaient connus pour leur grande hauteur (Ésaïe 2), et pour leur beauté (Psaume 80:10). Le bois de cèdre était, dans l’antiquité, l’un des matériaux de construction les plus recherchés au Moyen Orient. Le bois de cèdre du Liban, comme celui de l’acacia, se conserve très longtemps en bon état, et il a un très beau grain. Le bois est solide et facile à travailler. En plus de toutes ces qualités, il a un parfum agréable, surtout quand il vient d’être coupé.

Salomon prit contact avec Hiram pour qu’il apporte des cèdres pour la construction du temple. De plus, Salomon construisit ce qui devait être une maison magnifique pour lui-même, entièrement faite de cèdre (1 Rois 7) ; ce bâtiment était si immense qu’il fallut treize ans pour le construire — six ans de plus que pour construire le temple. Antérieurement, son père, David, s’était bâti une maison de cèdre (2 Samuel 7:2).

Le cèdre du Liban est souvent le symbole d’un homme éminent. Vu qu’il est probablement le plus majestueux des arbres de la Bible, il peut représenter les personnages les plus élevés de l’humanité. Le roi d’Assyrie (Ézéchiel 31:3) et l’Amoréen (Amos 2:9) sont comparés aux cèdres du Liban.

Mais le seul cèdre dont Dieu peut se servir, c’est celui qui a été abattu ! C’est seulement lorsque « la cognée est mise à la racine des arbres » (Matthieu 3:10) que le cèdre peut trouver place dans le temple de Dieu. Dans un temps où l’homme ne tend qu’à s’exalter lui-même, et ses intérêts, il est bon de penser à la voix du Seigneur qui peut briser les cèdres. Dieu appelle en grâce et peut amener les plus éminents à la repentance et à la foi dans le Seigneur Jésus Christ.

 

 

 

 

2         Le térébinthe

14 mars 1991

Et Absalom montait un mulet ; et le mulet entra sous les branches entrelacées d’un grand térébinthe ; et la tête d’Absalom se prit dans le térébinthe, et il demeura suspendu entre le ciel et la terre (2 Samuel 18:9).

 

Le nom de cet arbre est traduit de plusieurs autres manières : grand arbre, chêne, mûrier (1 Chroniques 14:14), grand chêne, grand térébinthe. Cette dernière expression est la plus précise, et elle s’applique quelquefois au pistachier.

Il y a en Israël deux espèces de pistachiers, le pistachier atlantique et le pistachier palestinien. Le pistachier atlantique est le plus grand, et en conséquence on pense que c’est celui du verset ci-dessus. Cet arbre peut devenir très grand et vivre jusqu’à mille ans. Il est d’ailleurs considéré comme le plus grand arbre d’Israël des temps modernes. Ses fruits sont comestibles, mais pas aussi bons que ceux qu’on trouve dans le commerce, qui proviennent d’une espèce voisine. Le pistachier atlantique a un système radiculaire très profond, ce qui lui permet de rester vert même dans les années de sécheresse. Il pousse souvent des rejetons de la souche, après avoir été coupé (Ésaïe 6:13), ce qui est une image de la restauration future du peuple d’Israël.

Les petits fruits durs du pistachier palestinien se vendent sur les marchés arabes comme condiments. Plus courantes sont les noix du pistachier que Jacob avait envoyé comme présent au gouverneur d’Égypte (Genèse 43:11).

À cause de leur taille élevée et de leur longévité, les térébinthes étaient des repères connus dans le paysage, et servaient de mémoriaux pour les morts, devenant souvent des objets d’idolâtrie (Osée 4:13). Jacob a-t-il enterré les idoles sous le térébinthe près de Sichem (Genèse 35:4) parce que l’arbre était lui-même un objet de vénération ?

L’Écriture associe souvent de grands arbres avec de grands hommes. Dieu a appelé Gédéon sous un térébinthe à Ophra (Juges 6:11). David a affronté Goliath dans la vallée d’Éla (nom hébraïque de la vallée des térébinthes) (1 Samuel 17). Absalom, qui était grand à ses propres yeux, est resté accroché dans un grand térébinthe.

 

 

 

 

3         Le tamaris

2 septembre 1991

Et Abraham planta un tamarisc à Beér-Shéba ; et là il invoqua le nom de l’Éternel, le Dieu d’éternité (Genèse 21:33).

 

Les tamaris sont des arbres très communs dans le Néguev et également dans les sols qui ont une forte concentration en sel, comme les rivages de la Mer Morte. En contraste avec l’environnement âpre où il croît, le tamaris est un arbuste vert foncé avec de nombreuses et fines branches qui le font ressembler à un conifère. Pendant la chaleur du jour, le tamaris secrète le sel qu’il a absorbé du sol. Le sel sèche et absorbe pendant la nuit l’humidité de l’air. Pendant la matinée, l’eau s’évapore, ce qui rafraîchit le tamaris et son environnement, produisant une espèce de climatisation naturelle. Cet effet est une autre raison qui le fait apprécier pour son ombrage.

Deux végétaux sont mentionnés en Genèse 21 : Le premier, c’est « l’arbrisseau » sous lequel Agar avait mis Ismaël. Le second, c’est le tamaris planté par Abraham. L’arbrisseau pourrait être aussi un tamaris, car c’est l’un des buissons et des arbres les plus communs dans les environs de Beér-Shéba, ou ce pourrait être le genêt blanc, image des provisions données par Dieu dans le désert.

Pourquoi Abraham a-t-il planté un tamaris ? Les arbres servaient souvent de mémorial pour des hommes importants. Il était donc convenable qu’Abraham honore Dieu en plantant un tamaris comme un mémorial permanent de l’alliance qu’il avait conclue avec Abimélec. Sa fonction rafraîchissante spéciale fournirait également un agrément.

Saül tenait conseil sous un tamaris à Guibha (1 Samuel 22:6). Cet arbre à la ramure vert sombre était bien visible depuis le haut de la colline, et constituait un point de repère pour les visiteurs, étant probablement visible à plusieurs kilomètres. En 1 Samuel 31:13, nous lisons que ses restes furent enterrés sous un tamaris

 

 

 

 

4         Les pins

9 septembre 1991

Sortez dans la montagne et apportez des branches d’olivier, et des branches d’olivier sauvage, et des branches de myrte, et des branches de palmier, et des branches d’arbres touffus (ou pins), pour faire des tabernacles, comme il est écrit (Néhémie 8:15).

 

Je ferai croître dans le désert le cèdre, l’acacia, et le myrte, et l’olivier ; je mettrai dans le lieu stérile le cyprès, le pin et le buis ensemble (Ésaïe 41:19).

 

La gloire du Liban viendra vers toi, le cyprès, le pin, et le buis ensemble, pour orner le lieu de mon sanctuaire. Et je rendrai glorieuse la place de mes pieds (Ésaïe 60:13).

 

 

Il y a deux sortes de pins en Israël. Le pin d’Alep est très commun à travers toutes les montagnes de Judée, de Samarie et de Galilée, et on le plante partout. L’autre espèce de pin est plus souvent cultivée.

Il est difficile de dire de façon certaine de quel pin il s’agit dans les Écritures, du fait que le même mot peut désigner d’autres arbres à feuilles persistantes comme le cyprès.

Dans les passages cités ci-dessus, il est probablement question du pin d’Alep. Dans chacun de ces passages, la beauté des arbres est mise en relief. Cela est bien justifié car le pin reste toujours vert, il est odorant, et il fournit de plus un bois appréciable pour la construction et pour l’ébénisterie.

En Osée 14:8, il est fait référence à un conifère, le cyprès vert, qui produit un fruit comestible. À une certaine époque, ce pin était planté en beaucoup plus grande quantité à cause de ses fruits délicieux. Ceux-ci sont vendus sur les marchés sous le nom de noix de pignon et entrent dans la composition de nombreux plats du Moyen Orient

 

 

 

 

5         Le platane d’Orient

16 septembre 1991

Un cèdre sur le Liban ... Les cèdres dans le jardin de Dieu ne le cachaient pas, les cyprès n’égalaient point ses rameaux, et les érables (ou platanes) n’étaient pas comme ses branches ; aucun arbre dans le jardin de Dieu ne lui était semblable en beauté (Ézéchiel 31:3, 8).

 

Et Jacob prit des branches fraîches de peuplier blanc, de coudrier et d’érable (ou platane), et y pela des raies blanches, mettant à nu le blanc qui était aux branches (Genèse 30:37).

 

Le platane d’Orient est un arbre très voisin du sycomore du Nord-Est de l’Amérique. Avec ses larges feuilles, son écorce marbrée brune et blanche, le platane a des fleurs insignifiantes, d’où proviennent des fruits ronds comme une balle, comme ceux qui sont typiques des vrais sycomores. Le platane peut atteindre une grande taille et être très décoratif. Le prophète Ézéchiel insiste sur les branches du platane en contraste avec les rameaux du pin, parce qu’un vieux platane peut avoir des branches très épaisses.

Après que Laban eût retiré du troupeau les bêtes rayées et tachetées, il s’éloigna de Jacob, son gendre. Jacob alors imagina une expérience génétique, pour être sûr qu’il recevrait bien la bénédiction que Dieu lui avait promise. Il pela l’écorce de ces trois espèces d’arbres et, en pensant qu’elles détermineraient le type des descendants, mit les branches dans les auges des abreuvoirs, pour que les animaux les voient. Le fait que Jacob se soit donné autant de peine pour trouver des arbres de trois espèces différentes, qui poussent dans trois habitats différents, montre la ténacité de la vieille nature — il était décidé à réussir. Jacob, une fois de plus, essayait d’employer sa propre adresse pour s’assurer la bénédiction de Dieu. Bien entendu, les branches n’avaient aucune influence sur le type de la descendance. Jacob se rendait bien peu compte, à ce moment-là que, de même qu’il avait pelé l’écorce des arbres, Dieu allait mettre à nu son être intérieur !

 

 

 

 

6         Les peupliers

23 septembre 1991

Il prit de la semence du pays et la mit dans un champ où l’on sème ; il la transporta près de grandes eaux, il la planta comme un saule. Et elle poussa et devint une vigne qui s’étendit, mais avait peu de hauteur (Ézéchiel 17:5-6).

 

Auprès des fleuves de Babylone, là nous nous sommes assis, et nous avons pleuré quand nous nous sommes souvenus de Sion. Aux saules qui étaient au milieu d’elle nous avons suspendu nos harpes. Car là, ceux qui nous avaient emmenés captifs nous demandaient des cantiques, et ceux qui nous faisaient gémir, de la joie : Chantez-nous un des cantiques de Sion (Psaume 137:1-3).

 

Deux peupliers différents sont mentionnés dans les Écritures, le peuplier blanc et le peuplier de l’Euphrate. Le peuplier blanc est courant en Amérique du Nord, parce qu’il est souvent planté, à cause de sa croissance rapide, pour donner de l’ombrage. En Israël, le peuplier blanc pousse communément le long des rivières, en particulier le long du Banias, l’une des sources du Jourdain ; il est aussi abondamment planté. Ce peuplier peut être l’un des arbres mentionnés dans l’expérience génétique de Jacob.

Le peuplier de l’Euphrate constitue une partie importante de la végétation de la partie aval du Jourdain et de l’Ahava. L’écorce de cet arbre, à la différence de son proche parent le peuplier blanc, n’est pas blanche, et la face inférieure des feuilles n’est pas blanche non plus. Il est commun dans beaucoup de régions du Moyen Orient, et l’on suppose que c’est de ce peuplier-là qu’il est question dans le psaume 137:1-3, où il est dit que les captifs avaient suspendu leurs harpes aux « saules » de Babylone.

Bien que le saule pleureur, qui est souvent planté, ait été nommé ainsi d’après le psaume 137, il n’a jamais poussé dans les pays de la Bible.

Ni l’un ni l’autre de ces peupliers n’est mentionné dans l’Écriture dans une optique positive. Dans le cas de Jacob, peler l’écorce des branches du peuplier blanc ne servait à rien, elles ne seraient pas plus blanches ensuite. De même, le peuplier de l’Euphrate est en rapport avec la ruine. Au lieu d’être un symbole de croissance et de vigueur, comme on l’associerait à un cours d’eau, il s’identifie avec le pays de la captivité.

 

 

 

 

7         L’orge

16 mai 1991

Ainsi Naomi revint, et avec elle Ruth, la Moabite, sa belle-fille, qui était venue des champs de Moab ; et elles vinrent à Bethléhem, au commencement de la moisson des orges.  ... Il vanne cette nuit les orges dans l’aire (Ruth 1:22 ; 3:2).

 

Dans les temps bibliques, l’orge était davantage cultivé que maintenant, et il constituait la nourriture principale des pauvres. Il était moulu et cuit en forme de gâteaux ronds (« un gâteau de pain d’orge roulait... » Juges 7:13).

On plante l’orge en décembre, au début de la saison des pluies. La graine peut être plantée sur de petits lopins de terre, sans labour préalable, dans des endroits inaccessibles à des animaux de trait. L’orge, également, peut être planté dans des endroits trop secs pour le froment, comme par exemple au bord du désert de Juda à l’est de Béthléhem. Le grain arrive à maturité au moins un mois avant le froment (Exode 9:32), vers la fin d’avril ou le début de mai (ce qui correspond au mois juif d’Abib).

Il y a quelques dizaines d’années encore, l’orge donnait d’importantes récoltes aux environs de Bethléhem. Les petites parcelles d’orge étaient encore moissonnées à la main, comme cela est décrit dans le livre de Ruth, où beaucoup de textes se réfèrent à l’orge. Les femmes coupaient les épis et les liaient en bottes pour les laisser sécher. Quand l’orge était sec, il était emporté par un âne vers l’aire, où il était battu, soit avec un équipement plus moderne, soit, à l’ancienne mode, avec le traineau à battre tiré par un animal (« ...le bœuf, pendant qu’il foule le grain » Deutéronome 25:4).

Boaz était un fermier très prospère, et l’orge constituait l’une de ses récoltes importantes. Il laissait quelques épis pour le pauvre et l’étranger, conformément à Lévitique 23:22 (« Tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson »). C’est ainsi que Ruth, une étrangère, eut l’occasion de rencontrer son parent, qui avait le droit de rachat. Comme il est remarquable que le Seigneur Jésus, un descendant de Ruth et Boaz, Celui qui est le vrai Parent et Rédempteur, et le vrai Pain venant du ciel, soit né à Bethléhem.

Où Naomi a-t-elle indiqué à Ruth de trouver Boaz ? — Au bout du tas de gerbes — figure de la Parole de Dieu. Si nous voulons trouver le Seigneur Jésus et apprendre davantage de lui, c’est là que nous devons aller.

 

 

8         Le blé (et le froment)

13 juin 1991

Jésus leur répondit : — L’heure est venue pour que le Fils de l’homme soit glorifié. En vérité, en vérité, je vous dis : À moins que le grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit (Jean 12:23-24).

 

Quand ils eurent assez mangé, ils allégèrent le navire en jetant le froment dans la mer (Actes 27:38).

 

Marchandise ...et de la cannelle, et de l’amome, et des parfums, et de l’huile aromatique, et de l’encens, et du vin, et de l’huile, et de la fine farine, et du froment (Apocalypse 18:11, 13).

 

Le froment, l’un des sept aliments mentionnés en Deutéronome 6:6, est une provision divine pour le peuple de Dieu (par exemple, en Deutéronome 32:14 ; Psaume 81:16 ; Psaume 147:14, où il s’agit d’un froment de haute qualité).

Comme la plupart des autres céréales, le froment a la capacité inhabituelle de produire plusieurs tiges depuis sa base, un phénomène qu’on appelle le tallage. En conséquence, une seule plante peut porter beaucoup de fruit. C’est à partir de cela que le Seigneur Jésus se compare à un grain de blé qui portera beaucoup de fruit.

Si le Saint Esprit a mentionné le blé comme étant une nourriture aussi merveilleuse, nous ne devons pas être surpris de voir que l’ennemi cherche à le détruire ou à le remplacer par autre chose. Nous entendons souvent les gens dire : Ne me fatiguez pas avec des choses qui ne sont pas importantes, quand on leur présente des doctrines relatives à la Personne du Seigneur Jésus. Lors du dernier voyage en mer de l’apôtre Paul, le blé fut jeté par-dessus bord pour faciliter la course. Quelle image saisissante d’une grande partie de la chrétienté, où le blé, la vérité de la Personne de Christ telle qu’elle est révélée dans la Parole de Dieu, est rejetée par commodité. De même, nous trouvons la fausse église faisant du commerce avec le froment, ce qui fait peut-être allusion au fait qu’il est possible de faire du trafic même avec les choses les plus précieuses.

 

 

 

 

9         Le battage

9 octobre 1991

Il a son van dans sa main ; il nettoiera entièrement son aire et assemblera son forment dans le grenier ; mais il brûlera la balle au feu qui ne s’éteint pas (Matthieu 3:12).

 

Le Seigneur dit encore : Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; mais moi, j’ai prié pour toi (Luc 22:31).

 

Dans la Bible, la moisson du blé, en plusieurs endroits, est associée au jugement (Joël 1:11 ; Jérémie 12:13). Il en est de même dans la parabole donnée par le Seigneur Jésus, en Matthieu 13, où le blé représente les fils du royaume, et l’ivraie, semée par le diable, se rapporte aux fils du Méchant.

Ces versets me sont particulièrement venus à l’esprit lorsque j’observais la moisson du blé en Inde, où les méthodes qui n’ont pas changé depuis des millénaires sont encore employées, des méthodes semblables à celles des temps bibliques.

Le blé est d’abord coupé et les gerbes sont apportées à l’aire, en général un endroit de pierres plates qu’on peut facilement nettoyer. La gerbe est battue pour en séparer le grain. C’est le foulage. Pour nettoyer le grain, le paysan se tient à un endroit élevé et verse le grain lentement hors du tamis. Presque toute la balle est emportée par le vent. La dernière opération, c’est d’éventer fortement le grain avec un éventail de tissu, l’éventail à vanner, pour retirer toutes les impuretés.

Le Seigneur Jésus est le Seigneur de la moisson et aucune étape de la moisson ne sera faite imparfaitement ! Son but, c’est d’engranger le froment pour lui-même. Aussi le van est dans sa main, puisqu’il est le seul qui sache exactement ce qui doit être ôté.

Le Seigneur travaille dans la vie des croyants pour en ôter ce qui n’est pas convenable pour lui-même. Nous qui connaissons le Seigneur devons exercer le jugement de nous-mêmes, nous débarrasser de la balle dans nos vies. Dans le cas de Pierre, le Seigneur a employé Satan pour le cribler, non pas pour que le grain soit endommagé, mais pour que le bon grain soit manifesté.

 

 

 

 

10    Le pain d’Ézéchiel

17 octobre 1991

Et toi, prends du froment, et de l’orge, et des fèves, et des lentilles, et du millet, et de l’épeautre ; et tu les mettras dans un même vase, et tu t’en feras du pain (Ézéchiel 4:9).

 

Le millet (ou sorgho) fait l’objet d’une récolte très importante ; il n’est plus cultivé en Israël comme céréale, mais à cause de ses têtes branchues serrées, est employé pour faire des balais. Dans de nombreuses régions d’Afrique et de l’Inde, c’est la seule récolte de céréales, et la seule production de nourriture pour des millions de gens. Le millet, comme le maïs, pousse de grandes tiges mais sans talles. Les graines rondes, blanches ou rouges, sont bouillies ou moulues pour être cuites en pain plat. Il n’est pas parlé de millet cultivé dans le pays d’Israël, mais les Israélites en avaient certainement vu en Égypte, où l’on en fait une moisson importante encore maintenant.

L’épeautre n’est mentionnée que dans trois passages, c’est simplement une espèce sauvage de froment, beaucoup moins bonne, parce que les graines tombent de l’épi, ce qui rend la moisson difficile. Il pousse toujours à l’état sauvage dans le Moyen Orient.

Un des caractères inhabituels du ministère d’Ézéchiel, c’est qu’il devait exécuter des scénarios montrant ce que Dieu allait amener sur le peuple. Au chapitre 4, Dieu montre aux habitants de Jérusalem qu’ils allaient être emmenés en captivité. Jérusalem serait assiégée, l’iniquité de leurs péchés précédents serait sur eux, et ils deviendraient des réfugiés. En tant que réfugiés, ils auraient à manger les nourritures les plus simples — des haricots et des graines, y compris des graines sauvages comme l’épeautre, et l’une des céréales courantes de la Chaldée, le millet. Pour mettre en relief la condition misérable du peuple, Ézéchiel devait cuire ce pain sur des excréments humains, au lieu de le faire, comme c’était l’usage à ce moment-là, en employant comme combustible du fumier de bétail séché.

Il est touchant de voir, à la fois l’attitude d’Ézéchiel qui, comme sacrificateur, était horrifié à la pensée d’employer quelque chose d’impur, et la réponse de l’Éternel, qui a accédé dans sa grâce à la demande d’Ézéchiel, en modifiant son injonction.

 

 

 

 

11    La câpre

30 septembre 1991

Quand aussi on craint ce qui est haut ... et que la câpre est sans effet (Ecclésiaste 12:5).

 

Il parla sur les arbres, depuis le cèdre qui est sur le Liban, jusqu’à l’hysope (ou câpre) qui sort du mur (1 Rois 4:33).

 

Ce sont là les deux seules références de la Bible à la câpre, ce qui est étonnant, vu que ce buisson est parmi les plantes les plus communes à travers une grande partie d’Israël. Le câprier est un arbuste très plaisant avec ses feuilles brillantes bleu-vert, et de belles grandes fleurs roses et blanches qui fleurissent presque tout l’été. Les fleurs s’ouvrent en fin d’après-midi, sont polonisées la nuit par les insectes, et tombent le matin. À l’inverse de nombreuses plantes de cette région, le câprier n’a pas de feuilles pendant la saison des pluies, mais les garde pendant la saison sèche. Pour cette raison, on peut en prendre pendant l’hiver pour faire du feu, parce que les tiges minces sèchent vite et brûlent bien.

Les bourgeons du câprier sont cueillis et conservés dans l’eau salée pour servir comme conserves au vinaigre (pickles). Dans les temps bibliques ces pickles étaient employés comme condiments, ce à quoi il est fait allusion dans le passage de l’Ecclésiaste, où le goût fort de la câpre, qui ressemble un peu à celui du raifort, n’a plus d’effet sur les sens émoussés par l’âge.

À Jérusalem, on trouve beaucoup de câpriers poussant dans les vieux murs, parce que cette plante a une capacité remarquable pour tirer de l’humidité hors des pierres. Les oiseaux, qui en mangent les fruits, déposent souvent les graines dans les fentes de rochers qui peuvent être durs en surface mais tendres à l’intérieur. Les racines pénètrent jusqu’à la partie tendre de la pierre, qui a absorbé plus d’eau que la surface dure, et le câprier survit ainsi dans un habitat qui paraît totalement inculte.

On ne trouve jamais de l’hysope qui pousse sur des murs. Pour cette raison, et vu l’étymologie, certains savants pensent que Salomon parlait du câprier.

 

 

 

 

12    L’hysope (1)

28 octobre 1991

Vous prendrez un bouquet d’hysope, et vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin ; et du sang qui sera dans le bassin, vous aspergerez le linteau et les deux poteaux ; et nul de vous ne sortira de sa maison, jusqu’au matin (Exode 12:22).

 

Et un homme pur prendra de l’hysope, et la trempera dans l’eau, et en fera aspersion sur la tente, et sur tous les ustensiles, et sur les personnes qui sont là, et sur celui qui aura touché l’ossement, ou l’homme tué, ou le mort (Nombres 19:18).

 

Que pouvons-nous apprendre au sujet de la plante d’hysope, qui nous aiderait à mieux comprendre ces versets, et d’autres aussi, qui mentionnent l’hysope ? Bien qu’il ne soit pas possible de dire avec certitude de quelle espèce il s’agit, il est des plus probable que c’est de l’hysope de Syrie. J’ai demandé à des Samaritains, dans leur enclave de Nablus (Sichem) quelle plante ils employaient pour asperger le sang de la Pâque, fête qu’ils célèbrent fidèlement chaque année sur le Mont Garizim, et on m’a répondu que c’était l’hysope de Syrie, qui était celle qui est mentionnée dans la Bible.

L’hysope de Syrie, un arbuste d’environ un mètre de haut, est très commun dans les montagnes du Moyen Orient. Ses tiges sont vendues sur les marchés et elle est très populaire chez les Arabes, qui en mélangent les feuilles séchées avec du sel et des graines de sésame et en font un condiment dans l’huile d’olive. Toutes les parties de la plante contiennent une huile aromatique qui ressemble à l’origan, dont le parfum est très voisin de celui de l’hysope syrienne. Les feuilles sont grises et couvertes de piquants serrés qui retiennent l’humidité. C’est cette caractéristique qui explique que l’hysope ait été employée comme un pinceau pour l’application du sang et de l’eau de purification.

 

 

 

 

13    L’hysope (2)

29 octobre 1991

Le sacrificateur prendra du bois de cèdre, et de l’hysope, et de l’écarlate, et les jettera au milieu du feu où brûle la génisse (Nombres 19:6).

 

Purifie-moi du péché avec de l’hysope, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que la neige (Psaume 51:7).

 

La recherche médicale a montré que les grandes quantités de purgatifs qu’on trouve dans l’hysope lui confèrent une base biochimique de purification.

Il semble, d’après Exode 12:22, que l’hysope était déjà présente dans les maisons des Israélites, puisqu’on n’aurait guère eu le temps d’en récolter. Nous pouvons déduire de cela que la plante était employée alors, comme remède ou comme comestible, de la même manière qu’elle l’est aujourd’hui.

La génisse rousse, en Nombres 19, est une belle image du Seigneur Jésus comme étant Celui qui n’a jamais été sous le joug du péché, et qui a été mis à mort hors du camp. Ce sacrifice n’a été indiqué à Moïse qu’après les quarante ans dans le désert. Il intervint après que se soit manifesté de façon terrible ce que l’homme est dans la chair — murmurant et convoitant, se rebellant contre Moïse, faisant preuve d’incrédulité. L’hysope est employée de deux manières dans ce chapitre, d’abord par le sacrificateur, puis par une personne pure. Une partie de l’hysope devait être brûlée avec la génisse rousse. Les cendres devaient être employées dans l’eau de purification, qui devait être aspergée avec de l’hysope par une personne pure.

Nous trouvons enfin David, dans sa prière de contrition bien connue du psaume 51, qui demande à Dieu : « Purifie-moi du péché avec de l’hysope » (verset 7).

Dans tous ces passages, l’hysope est associée avec la purification d’un péché d’une nature extrêmement grave et sérieuse. La mort menaçait les foyers en Égypte, et la génisse rousse était exigée comme sacrifice pour la purification du péché qui s’était manifesté dans le désert. David était bien conscients de ces vérités lorsqu’il demandait à Dieu de le purifier avec de l’hysope.

 

 

 

 

14    Les épices (tragacanthe)

6 novembre 1991

Une caravane d’Ismaélites venait de Galaad ; et leurs chameaux portaient des épices, du baume et de la myrrhe, qu’ils allaient porter en Égypte (Genèse 37:25).

 

Prenez ... des meilleurs produits du pays ... un peu de baume et un peu de miel, des épices et de la myrrhe, des pistaches et des amandes (Genèse 43:11).

 

Ces deux passages de la Bible sont les seuls où soit mentionné le tragacanthe (qui est la traduction la plus exacte de l’hébreu). Il semble probable que le mot hébreu se rapporte à une gomme végétale, extraite d’une plante qui pousse dans le pays, et pourrait également croître en Galaad, une région qui a des plantes semblables à celles d’Israël.

De telles gommes, connues sous le nom de tragacanthes, sont récoltées en faisant des incisions à la base de plusieurs espèces de buissons du genre Astragale. La sève s’écoule, puis sèche, et est alors récoltée. L’importance du travail nécessaire pour récolter la gomme de tragacanthe explique sa valeur marchande élevée.

L’astragale pousse fréquemment sur les zones élevées de l’Hermon. C’est un arbrisseau à croissance lente, aux branches nombreuses, avec des aiguilles longues et fines, des fleurs peu visibles et des fruits en forme de vessie qui sont formés au milieu de l’été.

La gomme était un article de commerce important aux temps bibliques, et servait à fabriquer de nombreux produits, dont l’encre, des confiseries, des médicaments et des cosmétiques. Son importance est prouvée par les produits transportés par les Ismaélites vers l’Égypte. Aujourd’hui encore, la gomme tragacanthe est récoltée en très grande quantité, et des tonnes sont employées chaque année dans l’industrie des bonbons, des produits pharmaceutiques et cosmétiques.

Tous les produits rassemblés par Jacob étaient de grande valeur et devaient plaire à l’homme naturel – la douceur du miel, par exemple ; le baume pour l’encens et les parfums ; les amandes et les pistaches savoureuses.

 

 

 

 

15    L’ortie

18 novembre 1991

J’ai passé près du champ de l’homme paresseux et près de la vigne de l’homme dépourvu de sens, et voici, tout y était monté en chardons ; les orties avaient couvert la surface, et sa clôture de pierres était démolie (Proverbes 24:30, 31).

 

C’est pourquoi, je suis vivant, dit l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël, que Moab sera comme Sodome, et les fils d’Ammon comme Gomorrhe, un lieu couvert d’orties, et des carrières de sel, et une désolation, à toujours (Sophonie 2:9).

 

À la différence de beaucoup des plantes de la Bible, l’ortie est commune aussi bien en Europe qu’au Moyen Orient, et sa traduction de l’hébreu, de ce fait, a presque toujours été correcte.

Les orties sont des mauvaises herbes qui poussent dans les sols de forte concentration en azote, et sont par suite très abondantes dans les endroits où paît du bétail, de même que près des habitations et sur d’autres surfaces incultes. La plante entière est couverte de longs poils très spéciaux qui peuvent irriter la peau. En fait, chaque poil est une aiguille hypodermique en miniature, prête à entrer en action. Au moindre contact, le bout du poil tombe, découvrant la pointe acérée qui pénètre facilement dans la peau. À la base du poil se trouve un réservoir d’un produit irritant (qu’on croit être semblable chimiquement à celui des aiguillons des fourmis) qui est sous pression et sort par la pointe pour entrer dans la peau de la victime. Il en résulte une dermatite légère qui, chez la plupart des individus, disparaît après une trentaine de minutes.

Il y a cinq mentions de l’ortie dans la Bible (version Pau-Vevey), mais, comme pour beaucoup de plantes, il n’est pas toujours possible d’affirmer que ce soit chaque fois de l’ortie qu’il s’agit. Comme pour les épines et les ronces, nous pouvons considérer les orties comme étant le résultat du péché. D’après leur action, les orties pourraient être le symbole de l’activité de la chair, comme dans le passage ci-dessus des Proverbes — et, par rapport aux Ammonites, une image de l’homme selon la chair, dans le passage de Sophonie.

 

 

 

 

16    Poireaux, oignons, ail

30 novembre 1991

Il nous souvient du poisson que nous mangions en Égypte pour rien, des concombres, et des melons, et des poireaux, et des oignons, et de l’ail ; et maintenant notre âme est asséchée (Nombres 11:5, 6).

 

Ces plantes ne sont mentionnées que dans ce passage, bien qu’elles soient très communes dans le Moyen Orient. Après avoir fait l’expérience de la manne, que l’Éternel, dans sa grâce, avait envoyée dans le désert, les fils d’Israël avaient encore dans l’âme la nostalgie de ces aliments associés à la vie en captivité en Égypte. Ils rappellent ces choses comme étant « pour rien », en oubliant apparemment que les oignons, les poireaux et l’ail avaient été la nourriture d’esclaves.

La nourriture associée avec l’Égypte est saine. Les nutritionnistes modernes recommandent un tel régime — des viandes légères (ou du poisson) et des légumes. Y a-t-il là pour nous une application spirituelle ? On a souvent fait la remarque que les poireaux, les oignons et l’ail ont tous une odeur prononcée qui les suit. Mais il y a d’autres leçons à tirer si nous regardons ces trois plantes de plus près. Elles poussent toutes les trois dans le sol et doivent être arrachées avec la bêche pour être employées. De plus, elles ont un cycle de vie particulier qui leur permet de survivre à une longue période de sécheresse. Les feuilles meurent au début de l’été, et toutes les parties des plantes au-dessus du sol disparaissent à la fin de la saison. C’est un état qui leur permet de survivre à travers la saison sèche en faisant des réserves sous le sol. Quand les conditions sont à nouveau favorables, la plante peut reprendre sa croissance.

Les Israélites disaient que leur âme était asséchée ! Comme ils ressemblaient à ces plantes dont ils avaient envie ! Mis à l’épreuve par Dieu dans le désert, ils oublièrent bientôt sa bonté, et désiraient ces choses associées à leur esclavage et au monde.

Est-ce que la même chose ne se produit pas dans nos vies ? Combien souvent nous désirons secrètement — et pas toujours secrètement — ces choses de la terre qui sont normales à leur place, mais qui peuvent nous faire mépriser la manne.

 

 

 

 

17    Les melons et la coriandre

2 juin 1992

Les fils d’Israël aussi se mirent encore à pleurer, et dirent : ... il nous souvient du poisson que nous mangions en Égypte pour rien, des concombres, et des melons, et des poireaux, et des oignons, et de l’ail ; et maintenant notre âme est asséchée ; il n’y a rien, si ce n’est cette manne devant nos yeux. — Et la manne était comme la graine de coriandre, et son apparence comme l’apparence du bdellium (Nombres 11:4-7).

 

Ces versets font référence à deux plantes qui sont problématiques : les concombres et la coriandre. Les concombres étant inconnus dans le Moyen Orient antique, le mot s’applique probablement au melon cantaloup. Ce dernier est cultivé au Moyen Orient depuis des millénaires.

L’autre melon mentionné dans ce passage est le melon d’eau, qui est encore cultivé sur une grande échelle au Moyen Orient. Ses graines sont souvent rôties et mangées comme snack.

La culture très répandue du melon a pu être l’occasion de la récolte de coloquintes toxiques, en 2 Rois 4:39:Le melon et la coloquinte sont des plantes assez ressemblantes qui s’étalent sur le sol.

La coriandre est une épice commune, cultivée à la fois pour la graine, qui est moulue, et pour les feuilles, qui entrent en grande quantité dans la cuisine chinoise et mexicaine. Mais il n’y a pas de preuve que la coriandre ait jamais été employé dans les pays bibliques. Il n’est pas possible d’identifier avec certitude la plante qui était en usage dans ces pays.

Il est évident que les Israélites appréciaient la cuisine de l’Égypte ! Quand ils eurent faim dans le désert, leur esprit retournait spontanément vers la diversité des nourritures qui étaient à leur disposition au temps de leur esclavage. Ils se plaçaient à nouveau, dans leur cœur, sous la servitude de l’Égypte. En fixant leurs pensées sur ces choses, ils commencèrent à mépriser la nourriture donnée par Dieu.

Où cherchons-nous notre satisfaction ? Est-ce dans les choses de ce monde qui, comme l’Égypte, ne feront que nous tenir en esclavage ? Ou est-ce dans la provision divine de la manne, figure du Seigneur Jésus dans ses soins pour nous ?

 

 

 

 

18    Le lin

9 janvier 1992

(Rahab) les avait fait monter sur le toit (les deux espions), et les avait cachés sous des tiges de lin qu’elle avait arrangées pour elle sur le toit (Josué 2:6).

 

Les cordes qui étaient à ses bras (de Samson) devinrent comme de l’étoupe qui brûle au feu (Juges 15:14).

 

Un homme ... avait dans sa main un cordeau de lin et une canne à mesurer (Ézéchiel 40:3).

 

Le lin était la fibre végétale la plus importante dans les temps bibliques. Tous les vêtements étaient faits, soit de toile de lin, soit de tissu de laine. Bien que sa production ait décliné ces dernières années à cause des avantages du coton, qui se prête mieux à la fabrication mécanique, le lin demeure l’une des plantes fibreuses les plus importantes dans le monde, à cause des fibres longues et solides qui se trouvent dans les couches extérieures de la tige. Celles-ci sont détachées par le rouissage, qui est une sorte de décomposition contrôlée. L’une des méthodes de rouissage, c’est de laisser les tiges de lin coupées à l’action de la rosée jusqu’à ce que les couches contenant les fibres se détachent de la tige elle-même. C’est probablement pour cette raison que Rahab avait mis des tiges de lin sur son toit. Les fibres sont ensuite nettoyées et blanchies au soleil.

Au Moyen Orient, le lin est semé en hiver, en même temps que l’orge, et fleurit à la fin du printemps. Avec leurs fleurs bleu ciel qui ne sont ouvertes que le matin au soleil, les champs de lin sont l’une des cultures les plus décoratives qui soient. Et si le bleu est la couleur qui symbolise l’Homme céleste, le Seigneur Jésus, cette humble plante reflète sa gloire céleste !

On plante souvent du lin dans les jardins à titre ornemental.

Le lin était employé de différentes manières aux temps bibliques. L’usage le plus important était évidemment les vêtements, mais on en faisait aussi les mèches pour l’éclairage et les cordeaux à mesurer.

Au point de vue spirituel, le lin ne convenait pas à des vêtements pour Samson. Est-il étonnant que la seule référence au lin dans sa vie se rapporte à de l’étoupe (du lin carbonisé) ? Bien qu’il ait été un homme de foi, sa vie n’était pas caractérisée par une sainteté personnelle.

L’homme, dans Ézéchiel 40, avait un cordeau à mesurer fait de lin. Non seulement il avait une justice personnelle, mais il connaissait la pensée de Dieu concernant sa propre maison, et il montre à Ézéchiel combien le peuple était tombé bas par rapport aux exigences de Dieu quant à sa maison.

 

 

 

 

19    La jusquiame

24 juillet 1994

Ils lui donnèrent à boire du vinaigre mêlé de fiel (ou de jusquiame, le mot a les deux sens) ; mais quand il l’eut goûté, il ne voulut pas boire (Matthieu 27:34).

 

Il n’est pas possible d’identifier avec précision la plante à laquelle il est fait référence dans ce texte. Le mot rosh en hébreu, est employé dans plusieurs autres passages et peut être en rapport avec un groupe de plantes plutôt qu’avec une seule espèce. Dans le passage de Matthieu 27, il paraît probable qu’il s’agisse de la jusquiame.

La jusquiame est une plante buissonnante qui croît, en Israël, sur les vieux murs et autres constructions, et on la remarque facilement sur la muraille entourant la vieille ville de Jérusalem. Elle a des fleurs jaune vif depuis le printemps jusqu’en été. La plante entière contient des drogues qui sont encore employées comme médicaments et narcotiques. De nombreuses plantes voisines de la jusquiame, comme le tabac, contiennent aussi des stupéfiants. L’une des méthodes, pour administrer de la jusquiame, était d’en faire macérer dans du vin.

Pourquoi a-t-on offert cette boisson au Seigneur Jésus ? Était-ce une injure ? Ou bien, ceux qui étaient préposés à son exécution voulaient-ils activer sa mort en lui administrant cette drogue ? Nous ne le savons pas. Nous devons toujours nous souvenir que notre Seigneur qui souffrait sur la croix était — et il l’est toujours — Dieu au-dessus de tout, béni éternellement. Il est le seul Homme qui ait jamais vécu qui avait entière autorité sur sa mort et pouvait même remettre son esprit.

Qui peut mesurer les souffrances du Seigneur Jésus sur la croix ? Nous savons par expérience combien nous sommes disposés à recevoir des antidouleurs quand nous en avons besoin et dans des circonstances moins graves, et de loin, que celles du Seigneur. Mais le Seigneur Jésus, lui, ne voulait pas employer un stupéfiant qui aurait pu soulager ses souffrances. Quelqu’un a écrit que Jésus a refusé cela, afin de boire la coupe des douleurs en gardant tous ses sens intacts.

 

 

 

 

20    La toile de lin

23 janvier 1992

Et le Pharaon ôta son anneau de sa main, et le mit à la main de Joseph, et il le revêtit de vêtements de byssus (fin lin) (Genèse 41:42).

 

Joseph prit le corps, l’enveloppa d’un linceul net et le mit dans son tombeau neuf qu’il avait taillé dans le roc (Matthieu 27:59-60).

 

(Jean) ... se baisse et aperçoit les linges qui étaient posés là. Simon Pierre, qui le suivait, arriva ... il observa les linges posés là et le suaire qui avait été sur sa tête (celui-ci n’était pas avec les linges, mais roulé à part, à une autre place) (Jean 20:5-7).

 

(La femme de l’Agneau) ...Il lui a été donné d’être vêtue de fin lin, éclatant et pur ; car le fin lin, ce sont les justes actes des saints (Apocalypse 19:8).

 

Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs ; elles étaient vêtues de fin lin, blanc et pur (Apocalypse 19:14).

 

Le fin lin est mentionné pour la première fois dans la Bible en rapport avec Joseph, et pour la dernière fois en relation avec l’épouse de Christ.

La Parole enseigne explicitement la signification du lin quand il est employé dans les vêtements : ce sont les actes justes des saints. Le lin représente la sainteté personnelle et il suggère que la personne vêtue de lin est dans un état convenable pour s’approcher de Dieu.

L’Écriture prend soin de noter que le corps saint et meurtri du Seigneur Jésus a été enveloppé par des mains aimantes dans un tissu de lin propre. Sa tête aussi, meurtrie par les épines, était enveloppée dans du lin. Comme cela est convenable ! Si le Seigneur Jésus a été absolument parfait dans sa vie, il l’a été de même dans sa mort. Dans sa vie comme dans sa mort il plaisait entièrement à Dieu.

Le passage de Jean 20 montre à l’évidence que le Seigneur Jésus ne s’est pas débattu pour se libérer des vêtements du tombeau, car nous lisons que Pierre et Jean ont vu les linges, et il est clair qu’ils n’avaient pas été déchirés. Ceci est en contraste avec Lazare, pour lequel il a fallu que d’autres personnes lui ôtent les vêtements du tombeau (Jean 11:44). De même, le suaire qui avait été sur la tête du Seigneur Jésus était plié et placé à part. Il n’avait plus besoin de ces linges dans la résurrection ! Ressuscité victorieusement d’entre les morts, il est maintenant le Chef d’une nouvelle création. 

Si le lin net caractérisait l’ensevelissement du Seigneur Jésus, comme il est à propos que les siens soient vêtus de fin lin « blanc et pur » ! Le lin « blanc » sous-entend la plus haute qualité du lin. Les « actes justes des saints » ne sont-ils pas simplement les qualités morales du Seigneur Jésus lui-même ?

 

 

 

 

21    Des fils comme des flèches

10 février 1992

Les fils sont un héritage de l’Éternel, et le fruit du ventre est une récompense. Comme des flèches dans la main d’un homme puissant, tels sont les fils de la jeunesse. Bienheureux l’homme qui en a rempli son carquois ! Ils n’auront pas honte quand ils parleront avec des ennemis dans la porte (Psaume 127:3-5).

 

Et les fils d’Ulam étaient des hommes forts et vaillants, tirant de l’arc, et ils eurent beaucoup de fils et de petits fils, cent cinquante (1 Chroniques 8:40).

 

Dans la Bible, les vérités concernant la famille sont données avant celles concernant Israël, les nations, et l’Église.

L’attitude du chrétien par rapport aux enfants est exprimée au Psaume 127 : ils sont une bénédiction du Seigneur. Ceci fait un contraste frappant avec ce qui se manifeste dans le monde. Les milliers d’avortements, chaque jour, et la violence accrue contre des bébés et des enfants sans défense mettent en évidence à quel point beaucoup de gens dans le monde estiment différemment la valeur de « l’héritage de l’Éternel ».

Il y a grand danger que notre attitude, comme chrétiens, quant à la question d’avoir des enfants, soit dictée par le monde plutôt que par la Parole de Dieu. Par exemple, un couple chrétien désirera peut-être donner à leurs enfants ce qu’ils n’ont pas eu eux-mêmes, et de ce fait ils ne désirent pas avoir des enfants. Mais ceux qui ont été élevés dans des foyers chrétiens devraient avoir davantage le désir de donner à leurs enfants ce qu’ils ont eu, plutôt que ce qu’ils n’ont pas eu.

Les enfants doivent également être là pour la gloire de Dieu. Au Psaume 127, les fils sont comparés à des flèches. Pourquoi des flèches ? Parce que les flèches étaient le seul moyen de pénétrer dans le territoire de l’ennemi. L’Écriture ne nous précise pas la quantité exacte de flèches dans le carquois, mais dit que celui-ci en était plein ! C’est la qualité de flèches qui est mise en relief dans ce psaume. Quel carquois plein de flèches avaient les vaillants archers décrits en 1 Chroniques 8 : cent cinquante !

Nous tous qui sommes parents avons une responsabilité vitale à l’égard de nos enfants, en particulier quant à leur bon état spirituel et à leur service pour le Seigneur. Avec l’aide de Dieu puissions-nous avoir des enfants comme Ulam.

 

 

 

 

22    L’arroche — le pourpier de mer

14 février 1992

Desséchés par la disette et la faim, ils s’enfuient dans les lieux arides, dès longtemps désolés et déserts ; ils cueillent le pourpier de mer parmi les broussailles, et, pour leur pain, la racine des genêts (Job 30:3, 4).

 

Onze plantes sont mentionnées dans le livre de Job. Elles présentent un intérêt particulier du fait qu’elles jettent de la lumière sur l’écologie et l’usage des plantes dans le monde antique. La Parole de Dieu n’est pas un livre scientifique, mais elle est scientifiquement exacte !

Dans ce passage, le but de Job était en fait d’affirmer sa propre justice, en contraste avec ceux qui se moquaient de lui. Comme il ressort clairement du premier verset de ce chapitre 30, Job voyait ses opposants comme n’étant guère plus que des chiens. Mais son discours présente un intérêt particulier du fait de sa précision botanique. Deux plantes des « lieux arides » sont mentionnées dans ce verset, le pourpier de mer, connu de façon plus précise comme l’arroche salé (l’arroche des jardins est la belle-dame) — et le genêt blanc.

Le genêt blanc est mentionné dans le récit de la fuite d’Élie de devant Jézabel (1 Rois 19:5). La racine du genêt était particulièrement appréciée du fait que son bois se consumait lentement et chauffait bien.

Cet emploi du genêt comme charbon de bois, et la mention du pourpier ne se trouvent que dans ce chapitre de Job.

Le pourpier, ou arroche, est un arbrisseau commun dans les terrains salés du Moyen Orient, et c’est l’une des plantes les plus abondantes dans certaines parties du désert. Les feuilles sont blanc-argent et les buissons forment des monticules. Une fois que je me trouvais dans l’est de la Jordanie, j’ai rencontré un Bédouin qui nourrissait ses chameaux avec de l’arroche. Il m’a dit que c’était une bonne nourriture pour les chameaux, et m’a expliqué ensuite qu’on utilisait les feuilles pour faire des infusions.

Les discours de Job sont d’une grande beauté littéraire, mais ils reflètent son obsession concernant la manière dont il était traité par Dieu. Il explique toutefois sans le vouloir comment Dieu subvient, dans le désert, aux besoins des hommes même les plus bas dans l’échelle sociale.

 

 

 

 

23    Les noisettes

11 juin 1994

Je suis descendu au jardin des noisettes, pour voir la verdure de la vallée, pour voir si la vigne bourgeonne, si les grenadiers s’épanouissent (Cantique des cantiques 6:11).

 

Il n’y a pas de doute qu’il s’agit là des noisetiers de Perse, qui sont largement cultivés à travers le monde, en particulier en Israël, où ils prospèrent le mieux dans les vallées.

Il y a deux jardins magnifiques dans ce chapitre. Le premier, au verset 2, est un jardin d’aromates et de lis. Au verset 11, c’est un jardin de noisettes situé dans une vallée, associé avec la vigne et les grenades. L’écrivain regarde depuis le haut le jardin dans la vallée. L’Écriture parle beaucoup de la vigne — plus que d’aucune autre plante — et souvent aussi des grenades. Mais que nous enseigne le noisetier ?

Le noisetier est un grand arbre au port gracieux. Ses feuilles vert-foncé et son tronc massif dominent les vignes et les grenadiers en buissons. Il y a là le symbole d’une scène magnifique. Dans le jardin des épices, l’accent est mis sur la nourriture, et dans le jardin des noisettes, sur la beauté. Puisque tout le fruit et toute la beauté sont dans le Seigneur Jésus, ces deux jardins attirent nos affections vers lui — non seulement sur ce que nous voyons, mais sur ce qui entretient notre vie.

 

 

 

 

24    La vigne

22 février 1992

Et les arbres dirent à la vigne : Viens, toi, règne sur nous. Et la vigne leur dit : Laisserais-je mon moût, qui réjouit Dieu et les hommes, et irais-je m’agiter pour les arbres ? (Juges 9:12, 13).

 

Le discours de Jotham sur le Mont Garizim est un cours succinct remarquable sur plusieurs végétaux importants dont il est question dans la Bible. Les caractères spécifiques de chacun sont décrits en quelques mots. L’un de ces végétaux, c’est la vigne, ou le raisin.

Il n’y a pas de plante qui soit mentionnée plus souvent dans la Bible que la vigne ou le raisin, et leurs productions, principalement le vin, mais aussi les raisins secs et le vinaigre.

L’Écriture insiste sur plusieurs caractères du cep, qui aident à comprendre leur usage dans l’enseignement biblique.

1° La vigne n’est cultivée que pour son fruit ; on n’en trouve pas d’autre utilisation dans l’Écriture. Même le bois de la vigne n’a pas de valeur (Ézéchiel 15:1).

2° La taille est essentielle pour que la vigne produise du raisin. La taille est l’expression du soin constant donné à la vigne par le cultivateur. Plusieurs passages y font référence, entre autres Ésaïe 5:6 et Jean 15:2 (Le mot grec pour taille et nettoyage est le même. Il n’est jamais supposé que le lien vital entre le vrai Cep, le Seigneur Jésus, et le sarment, le croyant, puisse être coupé).

3° Une protection est nécessaire. Dans la Bible, il est souvent mentionné que les vignobles sont entourés de haies. S’ils ne sont pas protégés, ils risquent d’être ravagés par les animaux (par exemple, Psaume 80:13, Cantique des cantiques 2:15)

4° La caractéristique de la vigne est de s’étendre et de s’élever. Par exemple, Joseph est comparé à une vigne fertile (Genèse 49:22). L’image est prise dans un sens négatif au sujet d’Israël en Osée 10:1.

5° Les figues et le raisin sont souvent mentionnés ensemble (par exemple, en 1 Rois 4:25). Leurs fruits se forment à peu près en même temps, au milieu de l’été.

6° La vendange et le pressoir sont souvent associés au jugement, comme en Genèse 49:11 et Apocalypse 14:18-20.

 

 

 

 

25    Les vignobles

30 juin 1992

Et Noé commença à être cultivateur, et il planta une vigne ; et il but du vin, et il s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente (Genèse 9:20).

 

Moi, je suis le vrai cep, et mon Père est le cultivateur. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l’ôte ; et tout sarment qui porte du fruit, il le nettoie, afin qu’il porte plus de fruit (Jean 15:1, 2).

 

Dans les temps bibliques la vigne n’était en général pas plantée le long de treillis. On laissait se développer les gros ceps, et de là partaient des branches qui s’étendaient sur le sol. La vigne demande beaucoup de soins, entre autres de l’engrais, et le désherbage. Mais la chose la plus importante, c’est la taille, qui exige beaucoup d’adresse, et qui est habituellement exécutée à la fin de l’hiver, quand la vigne est en repos. Le vigneron doit repérer où se produira la croissance à la prochaine saison, pour savoir quelles branches ôter, afin que la vigueur de la vigne soit utilisée au mieux. Sans la taille, il n’y aura pas de récolte de raisins. De la même manière, Dieu attend du fruit de son peuple sur la terre, et il travaille pour l’obtenir.

La première vigne ne produisit que des raisins maudits, bien que le cultivateur ait été un homme de la terre.

Dieu avait pour ainsi dire trouvé Israël en Égypte. C’était comme trouver des premiers fruits (Osée 9:10). Dieu a même écrit un cantique au sujet de sa vigne : « Je chanterai ... un cantique de mon bien-aimé, sur sa vigne ». Toutefois, le deuxième verset de ce cantique est triste : « Il s’attendait à ce qu’elle produirait de bons raisins, et elle produisit des raisins sauvages » (Ésaïe 5:1 et 2) — et il est dit explicitement ce qu’est cette vigne : la maison d’Israël et les hommes de Juda.

« Moi, je suis le vrai cep », a dit le Seigneur Jésus. Pour que Dieu puisse trouver de la joie pour son cœur, il faut que ce soit par l’intermédiaire de son propre Fils. Et c’est à Lui que nous sommes liés de manière vitale. Une branche ne peut jamais porter de fruit par elle-même, elle doit rester attachée au cep. Notre Dieu et Père est le cultivateur. Serait-il possible qu’en taillant la vigne il l’endommage, ou que la taille ne produise pas plus de fruit ?

 

 

 

 

26    Les renards et la vigne

6 mars 1992

Et Samson s’en alla, et prit trois cents chacals ; et il prit des torches et tourna les chacals queue contre queue, et mit une torche entre les deux queues, au milieu. Et il mit le feu aux torches, et... il brûla tant les tas de gerbes que le blé sur pied et les plantations d’oliviers (Juges 15:4-5).

 

Le figuier embaume ses figues d’hiver, et les vignes en fleur exhalent leur parfum ... Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes, car nos vignes sont en fleur (Cantique des cantiques 2:13, 15).

 

Tobija, l’Ammonite ... dit : Au reste, pour ce que ceux-ci bâtissent, si un renard y montait, il ferait crouler leurs murailles de pierres (Néhémie 4:3).

 

Les renards, ces créatures nocturnes rusées, sont communs en Israël. Dans certaines parties de la Galilée, on peut entendre, la nuit, leurs aboiements venant des forêts ou des vignobles. Les renards sont des animaux élancés, de la taille d’un petit chien. Leur agilité — ils peuvent grimper même sur les pieds de vigne les plus frêles — est mentionnée en Néhémie 4, où Tobija suggère, en se moquant, que même l’animal le plus léger ferait s’écrouler la muraille.

Les fleurs de la vigne sont verdâtres et peu visibles, mais très parfumées. Au moment de la floraison, la vigne est particulièrement vulnérable. Si les fleurs ne se développent pas, il n’y aura pas de fruits.

Il semble inhabituel de rapprocher les renards et la vigne ! Mais l’Écriture se sert de ces petits animaux — encore considérés aujourd’hui par les cultivateurs comme une menace dans les vignes — comme un symbole des petites choses qui viennent dérober dans notre vie le fruit pour Dieu. Samson, quoiqu’il ait été un homme de foi, a agi selon la chair quand il employa des chacals (renards dans la version anglaise — le chacal tient du loup et du renard) pour détruire les récoltes des Philistins — des récoltes qui auraient pu donner de la nourriture à son peuple.

Celui qui parle, au chapitre 2 du Cantique des cantiques, déplore l’activité des renards et sous-entend qu’ils interfèrent dans les relations qu’il a avec sa bien-aimée. Des pensées, des soucis, des responsabilités — tout cela peut devenir des petits renards s’interposant dans notre relation avec le Seigneur Jésus. Et alors il n’y a pas de fruit produit.

 

 

 

 

27    Les ronces

2 juin 1994

Chaque arbre se connaît à son propre fruit ; car on ne récolte pas des figues sur des épines, on ne cueille pas non plus du raisin sur un buisson. L’homme bon, du bon trésor de son cœur, produit ce qui est bon, et l’homme mauvais, du mauvais trésor, produit ce qui est mauvais. Car de l’abondance du cœur, la bouche parle (Luc 6:44, 45).

 

L’une des premières choses qu’un observateur de la nature remarquerait au Moyen Orient, c’est le grand nombre de plantes piquantes : les épines, les bruyères arborescentes, les ronces, sont très communes. L’Écriture, souvent, ne fait pas la distinction entre elles, aussi ce verset est utile pour faire la différence entre les épines et les ronces, quoique nous ne puissions être sûrs de l’identité exacte de chacune d’elles. Vraisemblablement, la plante dont il est question ici est la vraie ronce, apparentée au framboisier des jardins. On trouve des ronces en abondance dans certaines régions d’Israël. Les fleurs sont blanches et parfumées. Les tiges courbées sont garnies de forts piquants pointus. Les fruits sont comestibles, mais on les cueille rarement, peut-être parce que les ronces poussent en buissons compacts et agressifs.

Il n’est pas possible de confondre les ronces et le raisin, aussi le Seigneur Jésus, par cette comparaison simple et claire, montre le résultat du bon et du mauvais fruit. Toute plante est connue par son fruit. Autrement dit, le caractère d’une plante se manifeste par ce qu’elle produit. La nature différente de la vigne et des ronces en est une illustration.

Le raisin est produit par la vigne, qui est facilement soignée, et qui prospère par la taille et les soins. En fait, elle ne produit pas de fruit si elle n’est pas taillée. Les ronces, au contraire, prospèrent sans soins dans les endroits sauvages. Le Seigneur résume son enseignement en comparant les ronces à l’homme méchant, et la vigne, à l’homme bon. D’une manière pratique, une vie qui prospère sous les tendres soins du vigneron, produira de bons fruits. Une vie indisciplinée, embarrassée dans les affaires du monde, ne produira pas de fruit qui plaise à Dieu.

 

 

 

 

28    Le roseau

25 mars 1992

Voici, tu te confies en ce bâton de roseau cassé, en l’Égypte, lequel, si quelqu’un s’appuie dessus, lui entre dans la main et la perce (Ésaïe 36:6).

 

Et il m’amena là, et voici un homme, dont l’aspect était comme l’aspect de l’airain ; et il avait dans sa main un cordeau de lin et une canne à mesurer, et il se tenait dans la porte (Ézéchiel 40:3).

 

Il ne brisera pas le roseau froissé (Matthieu 12:20).

 

Les soldats ... prirent Jésus ... mirent un roseau dans sa main droite. Ils fléchissaient les genoux devant lui et se moquaient de lui ... ils prirent le roseau et lui en frappaient la tête (Matthieu 27:27-30).

 

L’Écriture parle du roseau de deux manières : comme d’un instrument de mesure, et comme le symbole de la fragilité humaine.

En Israël, les roseaux sont communs sur les bords du Jourdain et de la mer de Galilée, près des sources, et dans les oasis du désert. Ce sont de hautes plantes ligneuses, communes presque partout dans le monde, dans les endroits humides. Les tiges sont longues et droites, et en conséquence utiles comme une sorte de canne à mesurer. Mais d’autre part, le roseau est creux et donc fragile.

Les roseaux sont mentionnés dans l’Évangile de Matthieu plus souvent que partout ailleurs dans le Nouveau Testament. Dans cet Évangile, ils sont en relation avec l’humilité du Seigneur Jésus. Sa douceur s’exprime, au chapitre 12:20, en ce qu’il ne brisera pas la chose la plus délicate qui soit ; rien ne pourrait être plus frêle qu’un roseau froissé, cependant le Seigneur Jésus ne ferait pas de mal même à celui-là !

Le Saint Esprit a pris soin de faire remarquer comment les hommes, créés par Dieu, ont employé des choses de la création pour insulter le Seigneur Jésus — on lui a tressé une couronne d’épines, on lui a mis un roseau dans la main, mais dans l’esprit du passage du chapitre 12:20, il a accepté ce qui n’était que moquerie — ce roseau simulant par dérision le sceptre de la royauté. Et ensuite il a été frappé sur la tête avec ce roseau ! Celui qui n’aurait pas brisé le roseau froissé a dû souffrir la honte d’être frappé par un roseau !

 

 

 

 

29    Le grain de moutarde

5 mars 1992

(Jésus) disait aussi : Comment comparerons-nous le royaume de Dieu, ou par quelle parabole le représenterons-nous ? Il est semblable à un grain de moutarde : quand il est semé sur la terre, c’est la plus petite de toutes les semences de la terre ; mais une fois semé, il monte, devient plus grand que toutes les herbes et pousse de grandes branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent demeurer sous son ombre (Marc 5:30-32).

 

Si vous avez de la foi comme un grain de moutarde, vous direz à cette montagne : transporte-toi d’ici là-bas, et elle se transportera ; et rien ne vous sera impossible (Matthieu 17:20).

 

Le Seigneur Jésus était le Maître qui enseignait parfaitement ! Au travers de paraboles, il présentait de profondes vérités spirituelles à des personnes simples. La graine de moutarde, qui n’est mentionnée que dans le Nouveau Testament, en est un exemple.

Cette plante n’est pas identifiée exactement de façon certaine. Ce peut être la moutarde noire ou la moutarde blanche, deux plantes voisines mais distinctes, qui sont abondantes en Israël. La graine de l’une et de l’autre mesure environ 3 millimètres, ce n’est donc pas la plus petite graine — mais c’est la plus petite de celles qu’on plante en terre. Le Seigneur ne la comparait pas à toutes les plantes, mais seulement à celles qui étaient cultivées couramment.

Mais il y a peu de plantes qui grandissent autant en une saison que la moutarde. Ainsi, les deux caractéristiques de la plante de moutarde sur lesquels le Seigneur insiste sont le format réduit de la graine et la grandeur de la plante par rapport à la graine. J’ai vu des plantes de moutarde de plus de trois mètres de haut près du Jourdain, mais aucune de ces plantes de moutarde ne pourrait permettre à des oiseaux d’y faire leurs nids. Le Seigneur parlait évidemment de quelque chose d’aberrant, de grotesque. Une troisième caractéristique de la plante, qui n’est pas mentionnée dans l’Écriture, c’est la germination rapide de la graine : une graine plantée un jour commencera à pousser le lendemain.

Pourquoi notre Maître attire-t-il notre attention sur l’insignifiante graine de moutarde comme un exemple de foi personnelle en Dieu ? Peut-être parce que, si petite et insignifiante qu’elle soit, elle a une énergie cachée pour réagir et donner la vie !

Cette graine de moutarde est aussi un symbole de la chrétienté professante qui, partant de presque rien, est devenue quelque chose de très grand.

 

 

 

 

30    L’encens

21 juin 1994

Et l’Éternel dit à Moïse : Prends des drogues odoriférantes, du stacte et de la coquille odorante, et du galbanum — des drogues odoriférantes, et de l’encens pur : de tout, à poids égal ; et tu en feras un encens composé, d’ouvrage de parfumeur, salé, pur, saint (Exode 30:34, 35).

 

L’encens est préparé avec la sève de plusieurs espèces d’arbres et d’arbustes de la Péninsule Arabique et d’Afrique du Nord. C’est une résine gommeuse qui peut suinter naturellement des plantes, ou dont on peut stimuler la production par des incisions dans la tige. Laiteuse au départ, la résine, en se desséchant, forme des gouttes claires et dures, en forme de larmes, d’une teinte jaunâtre, qui sont récoltées deux mois après qu’on ait fait les incisions.

Cette résine a différents usages, à part l’encens. On l’emploie en petite quantité pour parfumer des bonbons ou des mets cuits, et comme médicament pour arrêter les hémorragies. L’encens est commun sur les marchés du Moyen Orient. Malgré la demande, il ne représente pas une production commerciale importante. Il est encore récolté à la main et transporté par caravanes depuis des endroits reculés de la Péninsule Arabique vers les marchés. Du fait que l’encens est l’un des produits naturels qui ont le plus de valeur dans la région, on en a fait une récolte abusive qui a fait diminuer la quantité des plantes.

La formule donnée en Exode 30 ne précise pas les quantités, seulement le fait d’une proportion égale des ingrédients. On devait y ajouter du sel. L’encens devait être moulu finement pour qu’il brûle plus facilement.

L’encens, bien qu’associé à l’offrande de gâteau, ne devait pas être mangé par le sacrificateur, mais devait être offert entièrement à Dieu. De même que l’offrande elle-même, qui est une image bien connue de l’humanité parfaite du Seigneur Jésus, l’encens devait être finement moulu, ce qui reflétait le fait que le Seigneur Jésus était absolument parfait dans les moindres détails de sa vie, et qu’il faisait les délices de Dieu en toute chose.

 

 

 

 

31    Le lis

29 avril 1992

Je suis le narcisse de Saron, le lis des vallées. Comme le lis entre les épines, telle est mon amie entre les filles ... Mon bien-aimé ... paît parmi les lis (Cantique des cantiques 2:1, 2, 16).

 

Étudiez les lis des champs, comment ils croissent ; ils ne travaillent ni ne filent ; mais je vous dis que même Salomon dans toute sa gloire n’était pas vêtu comme l’un d’eux (Matthieu 5:28, 29).

 

Le lis est mentionné uniquement en relation avec l’ornementation du temple, la restauration d’Israël (Osée 14), le Sermon sur la montagne, et huit références dans le Cantique des cantiques.

Il n’est pas possible d’identifier avec certitude la plante citée comme étant un lis. Apparemment le mot traduit par lis peut être employé pour décrire n’importe quelle fleur plaisante. Le narcisse (ou la rose) de Saron en est un exemple. Du fait qu’il est lié à la plaine fertile du Sharon, cela pourrait être un narcisse ou un glaïeul sauvages, ces deux fleurs apparaissant parfois en grande quantité. Les lis sur les piliers et la cuve d’airain du temple édifié par Salomon sont problématiques.

Les « lis des champs » mentionnés dans les Évangiles de Matthieu et de Luc sont probablement les anémones qui tapissent les versants des collines à la fin de l’hiver.

Ce sont de grandes fleurs bien visibles, d’environ douze centimètres de diamètre, dans des tons de rouge, bleu et rose. Il y en a quelquefois des milliers sur une petite surface.

Le Seigneur Jésus, parlant de lui-même, dit qu’il est plus grand que Salomon (Matthieu 12:42 et Luc 11:31). En Matthieu 6, il nous dit que les fleurs sauvages, que sa main a créées, sont plus belles que Salomon dans toute sa gloire — c’est-à-dire Salomon dans ses plus beaux vêtements royaux. Cependant Salomon ne pouvait pas avoir la beauté d’une fleur, et encore moins en créer une.

Notre grand Enseignant nous enjoint de « considérer » les fleurs sauvages. Si cette étude est profitable, comme il est encore meilleur de considérer Celui qui a créé ces fleurs !